Il me semble, sans trop m’avancer, que ce livre n’est pas inconnu de mes deux lecteurs préférés (merciiii). Je ne sais juste plus si c’est grâce au livre ou au jeu de plateau. Surement les deux
Pour ma part, je ne connais que le livre, dont j’ai dévoré les 1181 pages (même pas peur!). Je n’aurais jamais cru aller aussi vite, mais ce livre avait tout pour me plaire et plus encore.

D’abord, il s’agit d’un roman historique qui n’usurpe pas sa classification. Il n’y a pas d’erreurs assez grossières pour que je les remarque et en fasse des boutons.
Ensuite, il y a la période décrite: le Moye-Age anglais, de la perte de l’héritier en 1120 à l’assasinat de l’archévêque Thomas. L’auteur, de manière très intelligente à mon goût, nous fait suivre le cours des évènements avec un juste recul pour un roman. Les personnages sont assez proches des évènements historiques, sans pour autant oublier d’en vivre leur vie et de nouer leurs intrigues. De même que tous les personnages, fictifs ou non, et les différents fils du récit, tout est lié, mais de façon subtile, sans grosse ficelles et sabots. Tout reste crédible. On est réellement au coeur de l’Histoire à travers les histoires des « petits » gens qui constituent les personnages principaux.
J’ai aussi adoré le côté « bâtisseur » du roman. Bon moi de toute façon il suffit de coller un maître maçon quelque part et j’adhère, je suis un public facile pour ça. Cela dit, c’est quand même sur ce point précis que j’ai relevé le premier détails contrariant du livre: une femme dans les métiers du bâtiment parmi les apprentis et les maitres? Vraiment? Hum, cela à beau se passer en Angleterre je n’y crois que moyennement. Enfin ce n’est rien de très grave, ni de très important, je chipote, je le reconnais.
Un mot du style: c’est un vrai plaisir à lire. Agréable, simple, et c’est bien un point important, parce que dans toutes les intrigues et rebondissement, on aurait vite fait de s’y perdre. Mais là, tout est limpide, bien expliqué sans être trop professoral non plus. Un délice. Je regrette juste que le rythme s’accélère visiblement sur la fin. L’auteur à pris son temps pour les trois quart du roman, et la fin, sans être expédiée, nous fait faire des sauts dans le temps auquel nous n’étions pas habitué. Encore une fois, je pinaille un peu pour rien.
Parce que j’ai quand même vraiment aimé ce livre, je le recommande à tout le monde.
Il existe une suite, Un monde sans fin, dont l’extrait ne m’a pas vraiment emballé. Je suis partagée entre la curiosité de voir à quoi ressemble la suite, et la peur de voir gâché un beau livre par une suite pas à la hauteur. On verra… En attendant, j’ai repéré que l’auteur avait fait d’autres romans historique, dont un sur la Russie avant la première guerre mondiale. Si il est constant dans sa qualité d’écriture, je m’en lèche les pages d’avance!


