Je viens juste de finir « Saules aveugles, femme endormie ». Je ne connaissais pas son auteur Haruki Marakami. J’avais juste envie de littérature japonaise.
Il y a quelques années de cela, j’ai acheté par hasard « L’annulaire » de Yoko Ogawa. On ne m’a jamais jamais rendu ce livre, mais j’en garde un souvenir énamouré. Pour tout dire, je ne me souviens pas spécialement de la fin, à peine de l’histoire. Il me reste surtout une impression de poésie, de délicatesse, teinté d’un touche dérangeante. Une image brumeuse, rose tout en dentelle et légèrement décadente.
Et ces derniers temps, j’avais envie de ce genre d’atmosphère. Parce que, bien que due à l’auteur et à son histoire, l’atmosphère avait tout de même quelque chose de très très japonais. Une patte dans l’écriture, le choix des mots, la manière de décrire (ou pas justement), dans l’histoire… Et c’est ça que je voulais. Alors quand je suis tombée par hasard sur ce titre à la Fnac, je n’ai pas réfléchis et je suis repartie avec. Et je ne le regrette pas.

Il s’agit du dernier recueil de nouvelles de l’auteur. La magie de la littérature japonaise fait son oeuvre, dans les sujets, le ciselé des phrases. Mais cela tient aussi à la qualité d’écriture de l’auteur, un style concis et clair, mais pas dénué de poésie. Les nouvelles sont courtes, décalées, et avec des fins absolument ouvertes. Elles ont des vraies fins (je n’aime pas quand il n’y en a pas), mais je ne pas par quel tour de passe passe, on peut tout imaginer derrière ces fins.
On va allégrement d’un homme qui passe une année de sa vie à manger des spaghettis, à une femme qui a perdu son nom, jusqu’à un homme gay qui reprend contact avec sa soeur après dix ans de silence.
C’est original, poétique et décalé à souhait. Je le relirais avec plaisir d’ici quelques temps. Et lui je ne le prêterais put-être pas.
03.07Mood #4
Mood: écrire les trois mots qui vous viennent spontanément en voyant une photo.

Et je rends à César ce que est à Eleonore Bridge

